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L’origine de la profession de femme de ménage est liée à la sédentarisation de l’être humain. Les vestiges écrits le plus anciens témoignent déjà de la présence de domestiques au sein du ménage. Jusqu’au milieu du XIXème siècle, seules les familles aisées issues de la bourgeoisie ou de la noblesse engageaient des servantes ou des valets. Ils étaient alors responsables de tous les travaux ménagers; qu’il s’agisse du nettoyage, de la cuisine, des courses, de la réception des invités ou de la prise en charge des enfants.

Lors de la révolution industrielle (1760), le personnel auxiliaire a cessé de vivre au sein du même ménage de l’employeur.

Avant le XXème siècle, les femmes de ménage étaient de simple domestiques et la profession n’était pas règlementée par des dispositions légales. Le recours à une femme de ménage s’est depuis démocratisé et est devenu plus accessible et commun. Que ce soit par choix ou par obligation, certaines personnes se retrouvent obligées de confier la tenue de leur maison à une tierce personne. Malgré cette évolution, le métier de femme de ménage reste un métier de l’ombre et manque souvent de considération.

Comment alors valoriser ce métier et le considérer à sa juste valeur? 

Favoriser la communication 

Qui ne s’est pas déjà plaint du ménage réalisé la nuit, lorsque tout le monde dort? Il est toujours plus facile de critiquer la personne que l’on ne voit jamais. Pourquoi pas donc permettre au personnel travaillant dans les bureaux d’intervenir la journée? Cela permet aux salariés de rencontré les clients, ce qui est une première considération. Il sera ainsi plus facile pour les clients de demander de nettoyer telle ou telle surface et de comprendre son travail et son quotidien. Cela permet également aux équipes de concilier leur vie professionnelle et leur vie privée et de réduire le travail de nuit ou en horaire décalée.

La qualification

Les entreprises se doivent d’encourager leurs équipes et de les aider à se qualifier via l’acquisition de diplôme. Celui-ci accroit la reconnaissance et la valorisation des membres intéressés.

Le nettoyage est une activité de main d’oeuvre globalement peu qualifiée. «Dans ce secteur, plus de 80 % des équipes occupent des postes d’agents de service qui sont accessibles sans diplôme», explique Nizarr Bourchada, chef de projets Formation de la Fédération des entreprises de propreté et services associés (FEP).

A moins de 25 ans, il est conseillé d’intégrer un centre de formation d’apprentis (CFA) car il y a souvent plus de plus de place d’apprentissage que de candidats. Il est ainsi possible de décrocher un CAP agent de propreté et d’hygiène ou un bac pro hygiène, propreté et stérilisation.

La formation

La formation est également source d’engagement de la part des équipes et elle permet d’améliorer la performance de chacun et de soutenir de développement de leur activité.

«Lorsqu’un nouveau salarié entre dans une entreprise, il devrait recevoir une formation   de base, entre quelques heures et une journée selon les postes, sur les différentes techniques de nettoyage, la manipulation de certains produits, les gestes et les postures… ». Il est ensuite possible de se spécialiser en passer un CQP (certificat de qualification professionnelle) et devenir laveur de vitre, agent d’entretien et de rénovation en propreté, ou agent machiniste », avance Nizarr Bourchada.

Evolutions en interne

Les évolutions professionnelles sont encore rares au sein des entreprises de nettoyage. Hors, cela permet de réduire le turn-over qui est encore un fléau pour cette industrie. En effet, l’évolution permet un engagement, une motivation et une fidélisation des équipes plus importantes. Cela permettra de les inclure à la stratégie de l’entreprise sur le long terme. Par ailleurs, cela leur donnera la possibilité de mieux gagner leur vie.

La valorisation par le management

La valorisation passe également par un esprit de proximité avec les équipes de la part du management et des équipes de ressources humaines. La valorisation doit devenir une des valeurs principales de la part de l’employeur et doit fait part de l’ADN de l’entreprise. Qu’il s’agisse d’un indispensable « Bonjour » matinal, de la célébration des fêtes de fin d’année en équipe, d’écouter ses salariés au quotidien ou de mener des entretiens annuels efficaces, la valorisation passe avant tout par la communication.